SwimRunMan du Verdon 2017 2nd scratch derrière les vainqueurs de l’Ö Till Ö !

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Voici le récit de Julien pour cette superbe performance du dimanche 30 avril :

Avec mon binôme Marc Louis, nous avions découvert cette nouvelle discipline lors du swimrun côte d’Azur 2016. Enchantés par cette expérience, nous avions décidé de remettre ça sur des distances similaires au Swimrun Riviera où nous étions inscrits de longue date.

L’annulation de cette dernière épreuve, nous a amené à nous porter sur une nouvelle épreuve. Marc a suggéré le Swimrunman du Verdon : une épreuve 100% nature dans le cadre du lac de Sainte Croix, mais aussi beaucoup plus exigeant. Le programme du jour comporte 31km de trail (dont des parties très techniques), 1000m de dénévelé positif et 4,5km dans les eaux fraîches du lac de Sainte Croix (contre 20/5 pour le Riviera avec peu de dénivelé) Après quelques craintes quant à mon niveau d’entrainement par rapport à la difficulté, Marc a fini par me convaincre, me promettant une course « tranquille » (quand on connaît Marc on est toujours curieux de la signification réelle de ce mot pour lui…).

L’ambiance est très détendue au départ. Le plateau est international avec surtout les grandes stars de la start-list : les suédoises Kristin Larsson et Annika Ericsson, tenantes du titre à l’Ö Till Ö (le record de l’épreuve à la clé).

Le départ n’est pas très rapide, le premier morceau de choix arrivant vite : la première section de natation (la traversée du lac) de 1650m.

Les premiers mètres dans l’eau sont difficiles : la respiration étant coupée par la fraicheur de l’eau (14°C). Une fois nos esprits repris, nous partons en chasse du binôme de tête que nous rattrapons à mi-lac. Je crois alors avoir repéré des bénévoles en tee-shirt rouge, mais je me trompe de cap. Nous sommes donc seconds à la sortie de l’eau alors que se profile déjà la première difficulté : une montée sèche depuis le lac vers le plateau (quasiment 200m de dénivelé en 1km) dans un terrain particulièrement fuyant constitué de sable et de galets, pas facile de garder l’équilibre après la sortie de l’eau. La tête de course est à vue et Marc surmotivé (la course « tranquille » promet!), nous franchissons le sommet de cette première difficulté groupés, les suédoises n’étant déjà pas très loin derrière.

Sur le plateau, au milieu des champs de lavande, un premier regroupement se fait avec les 2 championnes, notre équipe et le coach Thierry – équipe solo (et donc hors classement) par la force des choses, son binôme Thierry Chatron s’étant coincé le dos à une heure du départ !

La natation suivante -en bout du lac venté- est une bataille et le ravitaillement à la sortie est bienvenu. Les sections s’enchaînent : j’ai inscrit le road book sur mes plaquettes pour suivre, et c’est bien utile pour anticiper les difficultés. Nous échangeons plusieurs fois la tête de la course avec les filles : elles reprennent l’avantage par leur régularité et dans les montées quand nous revenons dans les descentes techniques et les sections de nage.

Nous rattrapons une nouvelle fois les championnes à la fin de l’avant dernière section de natation, rendue difficile par le vent mais que nous franchissons rapidement, motivés à l’idée de reprendre la tête. Puis nous entamons une portion de 2km très technique à pied. Nous partons très fort dans ces chemins très accidentés qui vont se transformer en quasi escalade de gros blocs rocheux !

A l’issue de cette partie, nous avons repris la tête avec un net avantage, mais il faut terminer cette longue section en course à pied (8km restants). La montée devient de plus en plus difficile pour moi. Marc me soutient, me pousse (il doit en avoir encore mal au bras !), mais rien y fait, nous finissons par être avalés par le rouleau compresseur suédois. Mon manque d’entrainement sur des distances longues se fait cruellement sentir à ce moment là. Nous (enfin je surtout) terminons avec les moyens du bord. La dernière section à pied dans les marécages est un beau clin d’oeil de l’organisation sur le côté nature, rien ne nous aura été épargné, pas même la montée finale vers l’arrivée.

Vraiment une course sympa qui mèle un beau trail, de la natation en eau libre, le tout saupoudré de bonne humeur, à refaire (enfin avec plus d’entrainement). Place à la récupération d’abord, nous allons en avoir bien besoin.

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