Comment réussir un Ironman avec le moins d’entrainement possible ?

Partager ou aimer l'article :
Facebook

Cet article décrit le protocole précis pour terminer un ironman avec le minimum d’entrainement possible tout en rentrant dans le temps limite de 15h.

Il a été suivi à la lettre par notre cobaye volontaire.

Choix de l’ironman

L’ironman choisi sera bien étendu le plus plat possible mais il devra également compter suffisamment de spectateurs pour que ta fierté te pousse à continuer à marcher plutôt que de te coucher dans l’herbe comme une vulgaire génisse ruminante en plein soleil.

Le choix de la course pour cette étude s’est porté sur le challenge Roth avec la double montée (petite) de Solarberger à vélo et la proximité des spectateurs en course à pied. La natation se faisant dans un canal et quasiment toujours en combinaison, on peut compter sur le courant favorable au retour.

Choix du cobaye pour l’étude

Le cobaye choisi est le célèbre influenceur des plus grandes marques, la terreur des pancartes et des roues Mavic, « Guigui la pancarte ».

Son profil de nageur

Temps de référence : 7min20 au 400m grand bain. Jamais plus de 200m par série, prend trop vite de la masse donc nage sans plaque pour ne pas perdre en VMA à pied.

Son profil de coureur

VMA : 15.5km/h (test de Brue derrière vélo). Adepte des séries en pointe sur la piste de Font Pré ou des sorties cool et courtes, jamais en nature, #bitumeonlyjesuispasunechèvre

Son profil cycliste

Plutôt « rouleur-puncheur » que grimpeur, il ne rechigne néanmoins pas à faire de grosses étapes de montagnes pour garder « la socquette légère ».

Protocole d’entrainement

Natation

1 à 2 séances par semaine, jamais de séries ou alors dans les pieds des collègues, l’important c’est de mouiller le maillot répète souvent le coach.

Notre cobaye a réalisé 40km en 24 séances soit 1700m par séance, objectif atteint !

Vélo

Pas plus de 20km seul hors course, il faut rester frais pour les grosses étapes Granfondo en Italie ou ailleurs.

Notre cobaye a effectué 2500km en 44 séances soit 57km par sortie en moyenne par séance, objectif atteint car il a fait plusieurs grosses courses de plus de 100km.

Course à pied

Tout se joue là-dessus à la fin de l’ironman, il faut savoir marcher mais garder une VMA suffisante pour les photographes, l’athlète vit des sponsors (je dis ça je dis rien…hein la fftri il est où mon chèque ?) rappelons-le, c’est une question d’honneur de lui permettre de faire de belles photos.

Notre cobaye a effectué 280km en 28 séances soit 10km par sortie, objectif atteint avec brio une nouvelle fois !

Maintenant passons à ce que tout le monde attend : le RECIT

Cette année j’avais un gros objectif c’était de finir Roth dans les délais. Je partais pour le triathlon pessimiste car je manquais d’entraînement (protocole suivi à la lettre) mais avec l’espoir de finir. Le triathlon a commencé sous la pluie. Du coup on a attendu le départ sous la pluie… Cela ne m’a pas atteint moralement car j’étais déjà dans ma course. Par chance, je fais une natation de 1h17 en ayant eu une crampe qui m’a contraint de me mettre sur le côté. J’ai pu repartir dès que cela s’est calmé. J’attaque le vélo et je sens que ce n’est pas si facile que ça et que le vent souffle assez fort. 180km ça va être super long finalement je fais une moyenne de 27kmh ce qui n’est pas à la hauteur de mes attentes. Je voulais faire 30 de moyenne à minima. Je suis content au moment où le vélo se termine le solarberg est toujours aussi magique mais pour un parcours plat rappelez vous des 4 autres ascension du parcours qui ne sont pas facile et ce vent. Je pose le vélo k.o. Je me dis wooww comment je vais faire pour finir ?

le suspens sur sa réussite est à son comble…

Je pars tout de même à pied avec une belle petite foulée durant les 10 premiers kilomètres. Mais le long du canal a été terrible pour moi et moralement fallait s accroché surtout quand tu regardes ta montre et que tu commences à calculer les délais et que tu te dis que ça va être limite. J’avance un pas devant l’autre sans jamais m’arrêter car je me dis déjà que les minutes sont comptées et que #everydetailscount… Dès que je peux je cours sinon je marche le plus vite possible au 30eme j’ai l’envie d’abandonner car je ne me sens vraiment pas bien. Mais j’avance toujours …

Finalement je finis le marathon en 6h 51 j’arrive en courant pour ne pas dépasser les 15h00 car dès le matin j’avais lancé ma montre pour bien j’ai mon timing et la montre me lâche à 800m de l’arrivé plus de batterie ! Ça me rajoute du stress et me force à courir tjrs +vite. Résultat je fini en 14h59et 03 secondes soit à 57 secondes de la fin du temps imparti. Ce fut beau, long et dur comme chaque Iron

Conclusions

Encore bravo guigui pour ta course !!!

Le protocole est donc validé grâce à lui et avec une précision d’horloger, il est libre d’être réutilisé par qui le souhaite !

Thomas B. en a utilisé un autre qui lui permet de terminer la même course en 10h52 !

Sinon en moins exotiques et carrés il y a aussi les plans du coach du club Thierry Pelet qui fonctionnent bien puisque Sandro V. termine Klagenfurt à la 92ème place en 9h39 avec un marathon en 3h17 (suivi par son père Alex en 10h51 et 3ème de sa catégorie).

Sur le même ironman Alain G. termine en 12h55, marathon toujours propre en 4h22 mais des soucis en natation…

Partager ou aimer l'article :
Facebook

Laisser un commentaire